27/04/2008

Revoir Paris ...

Figurez-vous qu'il y a déjà quelques semaines je suis allée me pavaner à Paname. Bon, soyons clairs, rester deux jours avec moi à Paris dans un immeuble haussmannien et tout le mobilier qui va avec, ce n'était pas gagné. Je suis un chien d'intérieur, certes, mais d'intérieur de la campagne, vivant depuis toujours dans des maisons avec portes-fenêtres qu'il suffit d'ouvrir chaque fois qu'un gros besoin se fait sentir ou chaque fois qu'il me prend une envie incontrôlable de jouer, faire la folle, me rouler par terre, prendre quelque chose dans ma gueule - n'importe quoi - et courir dans tous les sens en le déchiquetant avec un air de dire :  " Tralalèèree, vous ne m'attraperez pas et je creuserai un trou ici si je veux !"

Et bien contre toute attente, ce week-end à Paris restera un de mes meilleurs souvenirs de chien. En fait, je ne me suis jamais faite autant câliner que dans la capitale. Par les touristes, d'abord, comme cette italienne devant le Crillon qui s'extasia à ma vue autant qu'en voyant l'Obélisque, ou bien comme cette américaine qui profita de la traversée à un passage cloûté place de l'Opéra pour me caresser discrètement comme si elle voulait éviter que ma maîtresse s'en aperçoive. Il y eut aussi de purs parisiens, comme ce petit garçon qui s'est vraiment précipité sur moi en faisant très peur à son papa qui s'est vraiment demandé "comment le chien allait réagir", et puis ce militaire qui prenait sa pause cigarette derrière St Lazare et qui a souri quand je suis allée observer ses bottes de plus près, sans compter toute une tribu de dames âgées rencontrées aux jardins des Champs Elysées et avec lesquelles ma maîtresse s'est parfaitement entendue ...

Alors en conclusion, voici ce que l'on peut dire sur Paris :

C'est un endroit où il n'y a pratiquement pas d'herbe, mais peu importe, car quelque soit l'endroit où vous faites vos besoins, votre maîtresse se charge immédiatement de tout faire disparaître dans un petit sac.

C'est un endroit plein de touristes qui n'articulent pas bien quand ils vous parlent mais qui n'ont pas peur des chiens.

On y rencontre parfois des militaires qui, eux, ne sont pas là pour parler mais qui savent garder leur dignité quand on leur renifle les pieds.

Enfin, malgré son âge, il semblerait que ma maîtresse soit une vraie mèmère à chiens, et ça, voyez-vous, je ne m'en plains pas !

18:38 Écrit par Caramelle dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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