14/12/2007

En attendant Noël : les meilleurs contes de chiens selon Caramelle

Autrefois, il y a bien longtemps, au commencement du monde, le chien vivait seul dans la taïga. A vivre seul, on vit sans joie. Il vous vient des peurs et des idées noires. A vivre seul, le chien s'est ennuyé. Tellement, qu'il s'est dit : ça ne peut pas durer comme ça. Il me faut un ami ! Et il est parti, à travers la grande forêt du nord, à la recherche d'un ami. Il a rencontré le lièvre. Il lui a dit: "Lièvre, si j'osais, je te demanderais bien quelque chose - Ose! a dit le lièvre. Demande toujours, nous verrons bien ! - Je cherche un ami. Voudrais-tu que nous vivions ensemble ? Voudrais-tu que nous soyons amis, toi et moi ? - Oh! mais oui, je veux bien, dit le lièvre ! " Et le chien est parti avec le lièvre, vivre dans la maison du lièvre. Le soir, ils se sont couchés et dans la nuit, le chien a entendu un bruit. Qu'est-ce que c'était ? Peut-être un bruit quelconque de la forêt la nuit : un cri d'oiseau chasseur, la chute d'une branche morte, l'aboi d'un renard. Peut-être quelque rôdeur qui cherchait un mauvais coup à faire. Le chien a aboyé. Le lièvre s'est réveillé en sursaut et il a dit : " Tais-toi ! Qu'est-ce qui te prend, de faire ce vacarme ? Si tu aboies, le loup va t'entendre, il viendra nous manger ! N'aboie pas comme ça ! Tais-toi ! " Le chien a pensé : quel peureux, ce lièvre ! Je ne peux pas rester avec lui ! Je ne veux pas d'un ami sans courage ! Peut-être que le loup est courageux, lui ! Et le lendemain matin, le chien a quitté le lièvre. Il s'en est allé par la taïga à la recherche du loup. Il l'a rencontré et lui a dit : " Loup, j'aurais une proposition à te faire. Je cherche un ami. Si tu voulais, nous habiterions ensemble. Si tu voulais, nous serions amis, toi et moi - Bonne idée! je veux bien ", a dit le loup ! Et le chien est parti avec le loup, vivre dans la maison du loup. Le soir, ils se sont couchés et dans la nuit, le chien a entendu un bruit. Qu'est-ce que c'était ? Peut-être un bruit quelconque de la forêt la nuit. Peut-être quelque rôdeur cherchant un mauvais coup à faire. Le chien a aboyé. Le loup lui a dit : " Tais-toi, voyons ! Si tu aboies, l'ours va venir et il va nous manger. N'aboie pas comme ça ! Tais-toi ! " Le chien a pensé : le loup est donc aussi peureux que le lièvre ! Je ne vais pas rester avec lui ! Je ne veux pas d'un ami sans courage ! Peut-être que l'ours est courageux, lui. Et le lendemain matin, le chien a quitté le loup. Il s'en est allé par la taïga à la recherche le l'ours et il l'a trouvé. Il lui a dit : " Ours, je cherche un ami. Est-ce que ça te dirait, que nous vivions ensemble ? Aimerais-tu que nous soyons amis, toi et moi ? - Oh, oui, ça me plairait bien " a dit l'ours. Alors le chien est parti avec l'ours, vivre dans la maison de l'ours. Le soir, ils se sont couchés, et dans la nuit le chien a entendu un bruit. Qu'est-ce que c'était ? Peut-être un bruit quelconque de la forêt la nuit. Peut-être quelque rôdeur qui cherchait un mauvais coup à faire. Le chien a aboyé. L'ours a dit : "Tu es fou ! Tais-toi donc ! Si tu aboies, l'homme va venir et il va nous tuer, avec son bâton qui crache du feu et qui est terrible ! N'aboie pas comme ça ! Tais-toi !Le chien a pensé : l'ours est aussi poltron que le lièvre et le loup. Je ne resterai pas avec lui. Je ne veux pas d'un ami sans courage. Peut-être que l'homme est courageux, lui. Et le lendemain, le chien a quitté l'ours. Il est parti par la taïga à la recherche de l'homme et au bout d'un certain temps, il l'a trouvé. Il lui a dit : " Homme, si tu voulais m'écouter, j'aurais à te demander quelque chose. - Parle, je t'écoute ! a répondu l'homme. - Je cherche un ami. Voudrais-tu que nous vivions ensemble ? Je pourrais t'accompagner à la chasse ou garder ta maison. Voudrais-tu que nous soyons amis ? - D'accord ! Viens avec moi ! a dit l'homme. Et le chien est parti avec l'homme, dans la maison de l'homme. Le soir, ils se sont couchés et dans la nuit, le chien a entendu un bruit. Qu'est-ce que c'était ? Peut-être un bruit quelconque de la forêt la nuit. Peut-être quelque rôdeur qui cherchait un mauvais coup à faire. Le chien a aboyé. L'homme s'est réveillé et il a dit : " Tu entends quelque chose, mon chien ? Alors, aboie plus fort ! Aboie! Si c'est un voyageur égaré qui appelle à l'aide, que ta voix le guide vers notre maison ! Si c'est un rôdeur cherchant un mauvais coup à faire, fais-lui peur ! Chasse-le ! Aboie plus fort, mon chien, aboie ! Alors, le chien a été content. Il s'est dit : l'homme est bon. L'homme est courageux. L'homme n'a peur de rien. C'est l'ami que je cherchais. C'est l'ami qu'il me faut. Je vais rester avec lui ! Et le chien est resté dans la maison de l''homme. Et il y est toujours. -- Conte traditionnel sibérien.

18:11 Écrit par Caramelle dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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